Dans nos précédents “billets” ou articles (nous en sommes maintenant à 53) nous évoquions nos impressions relatives à la fragilité de la majorité municipale.
Nous constatons qu’il ne semble pas évident de faire travailler ensemble des personnalités qui ne se connaissent pas vraiment, sans antériorité notoire dans leur engagement politique. Pas évident non plus de juguler les ambitions frustrées, pas évident enfin de rentrer dans la réalité du monde politique local quand après avoir mené et cautionné une campagne délétère et jouer les Attila, l’on se rend compte que l’herbe de la réconciliation et du rassemblement ne peut désormais plus pousser.
La logique est imparable : on ne récolte que ce qu’ on sème.
Nous écrivions encore qu’il nous semblait dommage qu’avec un mode de gouvernance aux airs autocratiques que nous dénonçons au quotidien, avec une politique de dépenses ostentatoires et une absence de cap, certains membres de la majorité municipale que nous considérions, pouvaient encore cautionner ces états de fait.
Nous écrivions enfin, qu’ après plusieurs démissions ou mises au placard, il était regrettable que la solidarité des membres de cette majorité municipale n’est pas jouée. Ne rien faire c’est être complice, il y a des silences qui font plus de mal que certains mots. Pas facile lorsque l’on croit appartenir à une équipe de n’obtenir aucun soutien, aucun geste d’humanité. Tout ce qui vient après n’a plus de sens. La solidarité n’est pas un sentiment de circonstance elle relève d’un état d’esprit, elle se doit d’être spontanée.
Il semblerait donc que les dissensions entre quelques groupes de la majorité que nous estimons au nombre de 3 et qui se disputent la complaisance du chef, soient plus profondes que prévues. Difficile dans ces conditions de commencer, à mi-mandat, à faire le boulot. Que de temps perdu, que d’ argent gaspillé pour si peu de résultats et pour une ambiance catastrophique au sein d’un Village déjà fragilisé.
La conduite de la commune par un clan ne peut continuer à se faire au détriment de l’ immense majorité des Lorguais. Tel est tout le sens de notre engagement.
Quoiqu’il arrive, nous serons prêts à leur proposer l’ alternative qu’ils méritent, avec une équipe nouvelle, représentative de la diversité qui fait la richesse de notre Village et animée par des valeurs de justice, de courage, d’honnêteté intellectuelle, de respect, d’ humilité et de solidarité avec les plus faibles, car nous pensons qu’il n’ y a pas de mérite a être forts avec les faibles et faibles avec les forts.
“Casser ce qui a été fait par le prédécesseur” cela résume en une courte phrase la politique de notre mandataire. A-t’ il été élu par une courte majorité pour faire cela ? Actuellement, devant le parvis de la mairie 2 trous de 4 m² environ sont creusés en vue d’ accueillir en “pleine terre” des oliviers. Sera-ce un prétexte de plus pour faire un joli apéritif inaugural avec les “amis” et de jolies photos pour le relais d’opinion local et le bulletin municipal (20 pages = 20 photos de notre mandataire) ?
Dans d’autres communes plutôt que de casser des aménagements récents et coûteux pour la commune, on aurait préféré installer de gros bacs (comme à Vidauban par exemple). A Lorgues, non… Tout est possible, on casse !
Encore une fois la méthode n’est pas bonne et de surcroit coûteuse. Il faudra bien payer un jour ou l’autre une addition, qui elle, ne connait pas la crise. Non, décidément tout ça n’est pas sérieux.
L’ année dernière notre mandataire et certains de ses amis sont allés à la capitale pour le congrès des maires de France. Sachant que c’est nous qui finançons ces “voyages d’études” nous pouvons légitimement nous demander : Pourquoi y être allé en délégation ? Comment sont désignés les élus qui y participent ? Quels sont les résultats tangibles de ces voyages au niveau de la gestion de notre quotidien ?
Gageons que le fait de constituer une délégation ne réponde pas à la peur de notre mandataire de se retrouver seul dans la grande ville ou que la sélection des heureux participants ne s’ apparente pas à une distribution de bons points aux meilleurs amis, ou aux bons élèves, les plus obéissants…
Une délégation si le besoin en est avéré doit être constituée de responsables qui vont s’enrichir des dernières avancées en matière de gestion communale : pour ce qui est du voyage de l’ an passé, à priori, les leçons furent mal apprises à la vue de ce qui nous est proposé et sur le constat fait des défaillances quotidiennes quant à la gestion du courant. Pour ne pas tirer sur l’ambulance, nous éviterons d’ évoquer ici les projets mis en oeuvre.
En point d’orgue du programme de cette année : la crise économique ! Nous pensons que démonstration sera apportée des armes trouvées dans notre belle commune pour faire qu’ à sa vue les agglomérations ignorantes s’en inspirent … En effet, d’après nos mandataires, il parait que Lorgues n’a pas été touchée par la crise(voir page 8 “Bilan de la saison estivale” dans le dernier Bulletin municipal)… En d’ autre temps, on nous avait servi un peu la même chose avec le “nuage de Tchernobyl” !
Enfin, rien de clair pour nous, si ce n’est en 2008 une dépense de 5000€ (conseil municipal du 21/11/2008) pour ce “petit voyage entre amis” à la capitale (environ 1000€ par personne pour 3 jours ?). Cette année, à combien s’élèvera la note ? Nul doute que par souci de transparence, nous en serons largement informés.
Pour conclure, alors qu’une tribune dans le relais d’ opinion local, met en exergue les difficultés croissantes rencontrées par certains de nos concitoyens pour se nourrir, est-ce bien opportun, bien décent d’aller dépenser les deniers publics (si cette année c’est toujours le cas) dans un tel voyage? Les Lorguais restent maîtres du jugement de valeur qu’ils entendent porter sur une telle façon de faire.
A notre sens, nous dirons qu’ en cette époque de “vaches maigres” il convient de concentrer tous les moyens financiers disponibles à la satisfaction des besoins identifiés des administrés et non pas dans des actions aux résultats flous voire inexistants !
Il nous est périodiquement “servi” que la “revitalisation du centre urbain “, avec promotion du commerce de proximité est une priorité pour nos actuels mandataires.
Précisons qu’ elle l’ était tout autant pour leurs prédécesseurs. Le résultat aujourd’hui est déplorable ! Nouvelle démonstration est faite qu’ il y a une grande différence entre le verbe et les actions.
Mettons-nous à la place d’une personne qui arrive à Lorgues en empruntant l’avenue Allongue. C’est un réel plaisir pour les yeux de découvrir notre mairie avec sa superbe montée d’escaliers… Le tout construit en pierres froides (particulièrement difficiles à tailler). A côté de cette magnificence, à gauche, à côté des escaliers, elle peut voir un lavoir fraîchement délabré du fait de l’action de notre propre municipalité et un compteur EDF bien apparent sur une façade privée “agrémenté” de deux superbes armoires électriques monumentales de couleur jaunâtre…
Est-ce normal de voir des prétendus responsables accepter de telles horreurs alors que le centre-ville est normalement un secteur protégé et que tous les administrés doivent, à juste titre, dans leurs projets immobiliers requérir l’aval de l’architecte des “Bâtiments de France”.
Ne serait-il pas légitime maintenant de voir entreprendre des travaux de remise en état du lavoir ? De voir ces armoires électriques transférées et encastrées dans le mur de soutainement à droite à côté des WC publics ?
Nous pensons qu’une telle action constituerait un service minimum à nous rendre. Le service normal eut été de réfléchir et de consulter les riverains avant d’agir !
C’ est ce qui peut se faire en démocratie, de la part d’ élus responsables. Le sont-ils ? Peut-on parler à Lorgues d’ une “ambiance” démocratique ? Est-ce cela que veulent les Lorguais ?
Une pétition de contribuables Lorguais circule actuellement dans Lorgues, elle est également visible et “signable” en ligne sur le site www.mesopinions.com .
Cette pétition a pour but d’ obtenir “la transparence des comptes de la commune” afin de savoir où passe l’argent des contribuables Lorguais en matière d’ avantages en nature qui seraient apportés aux associations Lorguaises “parrainées”.