Avec nos adhérents nous constatons que trop souvent nos hommes politiques sont devenus de simples gestionnaires, plus ou moins bons, qui font carrière et qui de fait, n’ont comme seul souci que celui de leur réélection. Ainsi les idées se trouvent trop souvent enterrées.
Dans notre démarche, à l’écoute de ce qui nous est rapporté par les uns et les autres, nous faisons le choix de critiquer, d’affirmer haut et fort nos idées et à terme nous proposerons aux Lorguais un nouveau modèle de gouvernance.
Nous venons de faire un tour dans notre beau village…
D’entrée, ce qui choque c’est son manque d’entretien. Nous ne nous étendrons pas davantage sur ce thème, le but de notre article n’étant pas là. Il ne s’agit pas de dénigrement, mais bien d’un constat. Et ce constat ne peut évidemment se faire que si l’on est indépendant et honnête.
Ensuite, ce qui est consternant c’est de voir une donne exceptionnelle gâchée de manière endémique par les dirigeants successifs qui ont été malheureusement élus. Nous tenons à mettre en lumière nos dires par les exemples qui suivent :
- la perspective du cours de la République cassée par le dépassement de la « pointe » de l’école Zola avec ses « agglos peints », franchement pas beau;
- les « Tritons » de la Fontaine de la Noix en pierre de rogne à la place de ceux en pierre froide, hideux;
- le site de St Férréol (qui englobe évidemment celui de la Couaste…) défiguré à jamais par des logements sociaux qu’on aurait bien sûr pu édifier ailleurs; (l’opposition de l’époque, de droite… Avec entre autres Monsieur Perrin, avait voté « pour » ces HLM…). Avec un minimum de jujotte, il était possible de trouver d’autres sites, voire même de restaurer des maisons du centre ancien(certes plus difficile à réaliser…);
- le pavement du parvis de l’Eglise très passablement refait
- la réfection du mur du Peyron qui n’est pas en harmonie avec celui de l’Eglise en arrière-plan; les arbres n’ayant pas été replantés pour gagner deux places de parking;
- la création de places et fontaines récurrente dans le Vieux Lorgues, au lieu de restaurer un centre médiéval; dernier exemple en date l’Impasse dite de l’ Engelarie;
- la « nouvelle » Place Neuve, sans le moindre cachet, impersonnelle, cassant la perspective sur la fontaine, qui aurait dû être au centre de toutes les attentions. A notre Mandataire en chef nous disons qu’ il aurait dû modifier ce projet. Sans goût, s’inscrivant dans la tradition de l’école Zola ou de la salle Raoul-Limbron.
- Un sens de circulation « Ubuesque » (Alemagnesque?), à la bourgade, avec ce sens unique « montant » rue du 8 mai (il aurait été plus logique pour l’usage des riverains, à la descente…) et ce double-sens sous l’église assorti d’un sens unique descendant rue des climènes, bloquant une des principales entrée du Village pour tous ceux qui arrivent du plan…
Nous allons arrêter-là cette liste, qui pourrait encore s’allonger.
- Nous voulons stopper cette dégradation constante de notre environnement, ce manque de respect envers le patrimoine légué par la nature ou par nos ancêtres.
- Nous pensons que notre village ne doit pas ressembler aux autres.
- Nous pensons que nous devons pour notre développement futur nous appuyer sur notre passé.
- Nous comptons affirmer haut et fort notre ruralité, notre culture provençale qui est bien vivante et ne doit pas être réduite à un folklore ou à un épiphénomène sympathique pour touristes buveurs de rosé. Si ce n’est pas nous, qui défendons cet héritage et ses valeurs, qui d’autre le fera ?
Notre mandataire et l’ancien maire n’ont pas manqué une occasion de s’accrocher sur le dossier de la future station d’épuration. C’est la patate chaude par excellence.
Il est évident que le blocage des permis de construire jusqu ‘à nouvel ordre est tombé de manière fort peu opportune, en pleine crise, et a donc contribué à la rendre encore plus cuisante pour le secteur du BTP et de l’immobilier en général.
C’est pourquoi, nous nous devions d’analyser, à l’appui des documents que nous avons pu collecter, ce dossier.
- Dans un premier temps, nous verrons l’approche qu’a fait prévaloir M.Mariani avant les dernières municipales.
- Dans un second temps, nous montrerons quel angle a prévalu dans le projet, alternatif de M.Alemagna.
- Nous conclurons cette étude par un point de vue général afférent au traitement des effluents.
Quelle a été l’approche de l’ancienne municipalité face au problème posé par le fait que la STEP de notre ville n’était plus aux normes ?
Une directive de 1991 à institué une échéance de mise en conformité des STEP au 31 décembre 2005. La municipalité de Lorgues savait très bien que nos équipements étaient obsolètes depuis nombre d’années et qu’ils polluaient tout notre environnement.
Durant cette période, l’ancienne municipalité n’a rien fait pour respecter cette directive, ce qui a conduit le 27 août 2007 a voir le préfet exiger du maire la remise d’un dossier complet de STEP dans les plus brefs délais.
M.Mariani adressa alors au services préfectoraux un projet de STEP. Sans rentrer dans le détail, La DDAF lui adressa le 05/02/2088 les 3 remarques suivantes:
1 – pour ce qui est du site choisi: en aval des bassins d’orage du Conseil Général, une digue devant protéger le système d’épuration, il fallait se prémunir contre tout risque de rupture de ces dernières causé soit par l’érosion, soit par une déstabilisation; une étude géotechnique était ainsi prescrite.
2 – pour ce qui est de la dimension: la STEP était initialement prévue pour 13 à 15.000E.H.(Equivalent Habitant); le projet présenté concerne 8.600E.H. Il est nécessaire de prévoir avec précision la dimension et les besoins de Lorgues pour les 20 années à venir.
3 – pour ce qui est de la matière de vidange: le projet prévoit son retraitement intégral dans la station du SIVU de Draguignan-Trans, ce qui ne va pas sans poser de problèmes de logistique (transport routier) et aussi de dimensionnement de cette station. Aussi, il était vivement conseiller d’opter pour un retraitement sur place tout au moins de manière partielle.
Pour conclure à l’endroit de la « municipalité Mariani », nous pouvons à notre sens affirmer que ce projet n’a pas été mis en oeuvre avec la célérité ad-hoc eu égard à son importance (économique et écologique); que le projet n’était pas finalisé, mais en voie de finalisation, les remarques de la DDAF n’étant en aucun cas un discrédit. Nous pensons honnêtement que cette équipe se voyait facilement réélue et donc à même de boucler « tranquillement » cette réalisation. Un laxisme, du a un péché d’orgueil peut-être ?
En ce qui concerne notre mandataire actuel, avant que de porter un jugement sur l’oeuvre maîtresse de la mandature en cours (ses relais d’opinion ne manquant jamais une occasion de nous resservir cette soupe) nous lui adressons sévèrement la remarque suivante:
Se présentant, avec ses subalternes comme de grands gestionnaires, comment pouvait-il ignorer ou feindre d’ignorer l’état d’avancement de ce dossier connu de nombre de Lorguais ? Là encore une fois (article sur l’association de commerçant, sur la cérémonie des voeux…), mensonge ou incompétence tel est le dilemme ?
Venons- en à ce projet.
Sans remettre en cause le choix du premier site, afin de simplement remettre à plat le projet existant et en raison de nouvelles disponibilités foncières, l’ancien projet est purement et simplement abandonné. Il est ici important de mettre en avant que ces propos sont ceux qui figurent dans la lettre adressée par « notre mandataire » à la DDAF et qu’ils sont différents de ceux colportés par les différents relais d’opinion qui mettent eux, en avant un projet initial obsolète.
Ainsi, le travail d’étude réalisé par l’ancienne équipe, certes à la dernière minute, a été passé en pure perte. L’objectif affiché étant la mise en service de la nouvelle STEP pour septembre 2010. Dès à présent nous savons que ce ne sera pas possible, on peut à ce stade se montrer indulgent en disant que nos mandataires se sont laissés entraînés par un élan d’optimisme…
En quoi ce projet diffère de l’initial ?
- En premier lieu, la localisation: nous sommes passés des « Aumèdes » aux « Pailles » où la commune a acheté effectivement un vaste terrain. Géographiquement il n’y a pas de changement majeur.
- En second lieu, la dimension du système mis en place étant sensiblement plus important que celui de M.Mariani et donc plus à même à notre sens de nous engager dans le futur. Bien que les études d’environnement l’approuvent et que la commune se soit engagée à lancer une étude de localisation des eaux claires, nous sommes très réservés quant au rejet des eaux « épurées » dans Florieyes, qui est une rivière de 1ère catégorie avec un biotope particulièrement sensible à toute espèce de rejet.
Il convient aussi de ne pas perdre de vue qu’il faudra penser au traitement des résidus finaux. Qu’en sera-t-il, ne perdons pas de vue que c’était un des griefs de la DDAS à l’endroit du projet Mariani. Par ailleurs, le système par « boue activée », le plus courant, très fiable fait l’unanimité entre nos deux protagonistes.
Nous déplorons que notre mandataire qui s’est toujours présenté comme un homme dynamique, tourné vers le futur, ne nous ait pas engagé dans une voie plus écologique comme ce qui a été fait par exemple à Agay, avec un engagement financier relativement équivalent.
Pour conclure, d’un côté M.Mariani qui a « pris son temps » pour nous proposer un projet minimum qu’il pensait probablement mener à terme durant son prochain mandat , son « matelas » de voix de réserves lui laissant augurer une réélection.
D’un autre côté, le projet Alemagna, qui passe par la démolition du projet de son adversaire sans même aller au bout des études prescrites par la DDAS. Il aurait pu à notre sens remettre en question des projets tel que celui de la place Neuve qui ne s’inscrit pas du tout dans l’idée que nous nous faisons du place provençale.
Drôle de pragmatisme que le sien. L’économie du BTP et celle du secteur immobilier (baisse des recettes fiscales afférentes aux transactions) se trouvant particulièrement affectés par ce « coup de sang ».
Alors dans les dires de nos deux protagonistes nous trouvons des bribes de vérités, une objectivité à géométrie variable et nous pensons qu’ils sont chacun, l’un et l’autre, responsables de cette situation catastrophique…
Une chose est sûre, c’est qu’actuellement l’économie de notre ville est frappée de plein fouet par ces manquements, le temps nous coûtant de l’argent, ce sont les Lorguais qui une fois de plus, qu’il s’agisse de Monsieur Mariani ou de Monsieur Alemagna, paient et paieront l’addition. Ne serait-ce que sur l’augmentation probable du prix de l’eau. Certes, ce ne sera pas une augmentation d’impôt…
Décidément, il est grand temps de changer une fois pour toute d’hommes et de système de gouvernance. C’est ce que nous vous proposons de faire, avec nous, si comme nous, votre démarche et votre intérêt pour Lorgues est véritablement sincère et désintéressé.
Nous avons fait le choix dans notre ligne éditoriale d’utiliser l’humour autant que possible et parfois même la dérision… A l’endroit de la politique menée par nos mandataires, contre lesquels nous avons l’intention de présenter une liste issue de nos membres lors des prochaines échéances électorales.
De l’ humour nous constatons que le relais d’opinion local, le très dévoué « BD », n’en manque pas. En effet, pour la nième fois (sans compter le site internet municipal et le « Lorgues désinfo »), nous avons eu droit aujourd’hui à un article sur le Minibus… Dans ce monde de brutes où les médisances et les cancans sont légions, nous vous disons merci pour ce moment de franche rigolade provoqué par votre prose.
Passage de brosse envers la conseillère aux affaires sociales (un peu comme Voldemort, nous n’en prononcerons pas le nom) pour ce merveilleux service de Minibus, dont il aurait été pertinent de préciser qu’il a été créé par l’ancienne adjointe aux affaires sociales, Madame Perrot… Passage de brosse envers le conseiller aux affaires sociales, par ailleurs chauffeur du minibus. Une double casquette qui nous semble « limite » entre autres, d’un point de vue déontologique, on se souvient en effet pendant la campagne de caniveau, que nos mandataires actuels reprochaient à certains membres du personnel une trop grande proximité avec nos ainés… Que pourra – t’on en dire de la part d’un élu, probablement candidat à sa réélection ?
Autre info importante soulevée par notre cher « BD », Monsieur Bertéas est un bon conducteur. Nous n’en doutions pas… Il ne manquerait plus que l’on fasse conduire nos ainés par des chauffards !
Serions-nous dupes ? Assurément pas !
La méthode que nous jugeons détestable est dévoilée. Relayée par une presse complaisante, elle se résume en la mise en avant de:
- réalisations somptuaires,minimes ou banalement obligatoires (les oliviers sur le parvis de la mairie,le Minibus,chantier de la Station d’épuration);
- de manifestations somptuaires dérisoires en période de crise(marchés tous azimuts, decorations de Noël).
Le tout est assorti d’une rhétorique reposant sur des boucliers(« c’est pas ma fôte » ou du « ah bon, je ne savais pas ») preuves évidentes d’une incapacité à résoudre nos problèmes.
Alors qu’ actuellement notre mandataire consulte en vue de former sa nouvelle équipe pour 2014, il y a fort à parier que le bilan de tous ces errements nous coûte, et nous coûtera à terme bien trop cher !
Nos mandataires tout au long de leur campagne de caniveau, n’avaient eu de cesse de nous promettre:
- une démarche participative dans l’élaboration des projets; par opposition à « l’autocratie » qu’ils dénonçaient de la part du Maire sortant;
- un entretien pointilleux de la ville, en stigmatisant comme « lampistes » les membres d’ un personnel communal qui ne faisaient selon eux, pas leur travail.
Qu’en est-il aujourd’hui? Après cette courte et désormais amère victoire pour une majorité de Lorguais.
A maintes reprises nous avons attiré, de manière infructueuse, l’attention de cette équipe sur :
- l’état de délabrement de St Ferréol : chemin de croix, parcours de santé et forêt si chère à l’ adjoint à la sécurité, chef du CCFF;
- dans le même domaine de responsabilité nous avions souligné l’incohérence des sens de circulation (celui mis en place ces jours-ci rue de la Bourgade et de Climènes nous conforte dans cette opinion), le stationnement anarchique un peu partout;
- l’insalubrité de la ville, en ne prenant que l’exemple de la rue Courdouan est un état de fait; tout comme la multiplication des nids de poule; le non entretien des caniveaux(qui nous donne périodiquement une rue de Verdun verglacée) et des bouches à eau;
Contrairement à nos mandataire nous n’incriminerons pas le personnel communal, exécutant, mais le management. Tant au niveau de l’adjoint aux grands travaux que du mandataire en chef. Voilà pour une petite mise en bouche, démontrant bien que les promesses ne sont pas tenues, que le travail n’est pas fait !
Comme plat de consistance nous en venons à la politique participative tant promise. Deux réunions de quartier à la gloire et à l’honneur du mandataire en chef sans enjeu véritable ont eu lieu : une par an, drôle de priorité. Les échos y afférent étant bien évidemment consultables dans les bons relais d’ opinion !
Pour notre court terme, le démocrate devenu autocrate, veut nous imposer, sans la moindre consultation, une réfection totale de la place d’Entrechaus. Il ne pourra pas ce coup-ci nous dire qu’il n’est pas au courant (comme dans le cas du lavoir de l’avenue Allongue ou au sujet de l’insécurité qui règne au centre) de notre opposition à ce projet: une pétition lui a bien été remise, notre lettre lui est bien parvenue comme autant de signaux le sommant de mettre le sonotone en mode « ON » …
Face à la multiplication des signaux de défaillance de cette « équipe », il est en effet, nous le concédons, facile de critiquer. Mais les occasions d’insatisfactions sont si nombreuses et en si peu de temps… Toutefois, en temps et en heure nous soumettrons bien évidemment aux Lorguais un ensemble d’ idées nouvelles assorti d’ un projet de gouvernance plus démocratique.
Pour l’heure, ce qui nous parait le plus détestable reste tout de même le mode de gouvernance employé:
- le travail élémentaire n’est pas fait; les promesses ne sont pas tenues;
- Nous ne sommes pas consultés, on tente même de nous intimider; de nous bâillonner;
- Un clan bien identifié désormais, est arrivé au pouvoir au détriment d’ un autre;
- On cherche à diviser plutôt qu’à rassembler;
- Plutôt que d’assumer en tant que responsable, notre mandataire feint d’ignorer les problèmes, et utilise le « C’est pas ma fôte » tant qu’il le peut. Fort heureusement les Lorguais ne sont pas dupes.
- Le somptuaire et les attributs du pouvoir sont affichés comme autant de totems destinés à masquer un manque édifiant de résultats.
Alors, en premier lieu, nous disons que tous ensemble il nous faut mettre fin à ce type de gouvernance. Nous disons STOP, la récré est terminée. Il faut nous unir, définir des projets communs avec comme seul objectif une vision et un intérêt commun. Pour preuve, ce site se veut ouvert, nous attendons toutes vos suggestions, toutes vos propositions, vos candidatures pour construire avec nous le Village que nous voulons pour nos enfants.
Frédéric LAUGIER,
Président de l’ADDIL.
Alertés par de nombreux riverains sur le nouveau sens de circulation du quartier de la Bourgade, et avant que de nous transporter sur place… Nous vous proposons de redécouvrir notre 1er édito : « le Tournis des sens de circulation« , en lien direct avec ce sketch de Raymond Devos… Qui est aussi une manière pour nous de rendre hommage à l’ humour Belge, un humour qui nous semble-t’ il, n’est plus en odeur de sainteté depuis le printemps dernier chez nos nouveaux mandataires. C’ est dommage, le soleil devrait pouvoir briller pour tout le monde.
Le 16 décembre 2009 nous posions cette question : « Lorgues : Le plan d’accessibilité a-t’ il été mis en place ? » dans un article, qui alertait nos mandataires sur la date butoir liée à sa mise en place (soit : le 23 décembre 2009).
Nous avons désormais la réponse à cette question… C’est NON…
Puisque en effet, cette question va être abordée lors du prochain conseil municipal du 5 février 2010… La commune de Lorgues, grâce à ces mandataires, n’aura jamais que quelques semaines de retard…
Que font nos mandataires ? Cet exemple pourra éclairer ceux qui se posent encore la question…


