Notre mandataire avait évoqué dans son programme de campagne son intention d’effectuer un “lifting” de la place d’ Entrechaus. L’ ampleur de ce dernier n’avait jamais été évoquée.
Dans ce même “avant-contrat”, il s’était fait le chantre des réunions de quartier, ce qui laissait supposer une recherche de l’ adhésion du plus grand nombre lors de la mise en oeuvre de “gros projet” via un processus participatif.
Dans var Matin, nous apprenions voilà quelques jours l’organisation d’une réunion de quartier pour l’ouest du village. Lors de cette dernière aucune doléance n’était présentée et l’ambiance était plutôt “cool” …
Nous apprenions toujours dans le même relais d’opinion en date du 31/10 dernier que le projet de réfection de la place d’ Entrechaus était scellé et que les travaux commenceront dès les premier trimestre 2010.
Nous ne nous prononcerons pas sur le contenu du projet en lui même toutefois, nous nous devons au nom de nos adhérents de formuler avec force les remarques suivantes:
- Le désir de vouloir rendre l’espace aux piétons et aux personnes à mobilité réduite est légitime; signalons que des concessions autorisent des terrasses qui interdisent le passage des piétons sur le trottoir, par exemple au tout début de l’avenue Allongue, obligeant les handicapés, mamans avec poussettes à passer sur la chaussée.
- Vouloir attirer du monde dans la “ville ancienne” est tout à fait louable; actuellement elle ressemble en de nombreux endroits à une scène de guerre; Aucun projet d’envergure ne semble voir le jour si ce n’est de substituer aux habitations anciennes des placettes et de voir nos vieilles pierres s’en aller on ne sait où…
- En ce qui concerne la place d’entrechaus d’avoir requis l’ aval des associations patriotiques est insuffisant, même si on en comprend l’ enjeu électoral; Ce ne sont pas les seuls à être concernée, les riverains descendants des noms figurant sur le monument aux morts, qui est un bien commun à tous, fondateur de “l’ identité nationale” nous semble-t-il, auraient dû être consultés.
En effet, les riverains s’insurgent contre le fait de ne pas l’ avoir été. Le fait d’ avoir fait figurer une intention dans un programme ne constituait pas à leur sens un chèque en blanc pour faire n’ importe quoi.
A la création d’un square “Général De Gaule”, nous rétorquerons ce que Malraux disait être le mot le plus difficile à prononcer “NON”:
- NON à ces déclarations d’intention, à ces formules toutes faites qui se traduisent par aucun résultat concret;
- NON à ses itérations qui ne servent aucun projet cohérent;
- NON à tout ce qui nous est imposé de manière autoritaire.
La porte du bureau est ouverte nous dit-on, mais il semble malheureusement que le sonotone soit débranché !
