Souvenez-vous : En pleine période du choc pétrolier Michel Sardou chantait “on n’a pas de pétrole, mais on a du bon vin”, à la télé on passait une campagne de pub sur le thème :” En france on a pas de Pétrole, mais on a des idées”. Depuis trop longtemps déjà, on peut dire qu’ à Lorgues on a pas de vision Politique et on a pas d’idées non plus…
C’est un peu un sport « national », sans remettre en cause la liberté d’association bien au contraire, mais “trop d’ associations peuvent tuer les associations”. La tendance en effet, est à faire des associations pour tout et n’importe quoi. Un peu à la mode des « groupes » sur Facebook. A quand une association pour les amateurs de Pizzas, les amateurs de couchés de soleil, les amis de la nature, les maisons fissurées, ou encore l’ association des propriétaires de voitures abîmées par les ralentisseurs de l’avenue de Toulon ?
Le cadre associatif peut constituer il est vrai, un moyen de fédérer, d’avoir une sorte de pouvoir, une importance, surtout lorsque l’on se réfère au monde politique où les enchevêtrements entre celui-ci et le monde associatif ont été depuis 26 ans culturellement avérés à Lorgues. La tradition de vouloir “noyauter” à tout prix le monde associatif, pour pouvoir mieux le contrôler, l’utiliser, nous semble en effet perdurer.
Les associations sont trop souvent les supplétifs de l’ inaction de certaines municipalités, qui ne pouvant (par manque de compétences ou d’ idées) ou ne souhaitant pas s’ emparer de certains problèmes s’en remettent aux associations pour faire le boulot.
Très récemment, c’ est à l ‘initiative de 2 employées communales qu’ a été décidé l’ organisation d’une journée pour les « Restos du Coeur ». Bien belle idée, même s’il est dommage que la problématique de la solidarité envers les plus fragiles d’entre nous ne soit pas l’ apanage de cette nouvelle municipalité. Bien belle idée également en terme de management, car suivre cette proposition c’est reconnaître les compétences des personnes concernées. Elles seraient d’ailleurs peut-être bien inspirées de demander une augmentation de traitement prise pourquoi pas sur la part de l’ indemnité de l’ élue en charge des dossiers sociaux, c’ est le moment !
En effet, sauf erreur, il existe une structure qui s’ appelle le CCAS qui devrait pourtant pourvoir aux besoins des plus démunis et être le référent, le moteur de l’action sociale. Cette structure devrait par ailleurs avoir la liste des personnes en difficultés, certes, celles inscrites sur le fichier des bénéficiaires du RSA ( ex-RMI depuis le 1er juillet 2009…) si le droit le permet, et, une liste établie grâce à une véritable action de proximité sur le terrain. Qu’ en est-il, dans ce monde merveilleux où seules les “Festivités”, les apéros et les petits bals entre amis semblent compter ?
La solidarité ne doit pas être l’affaire d’une seule journée, car une fois la bonne action réalisée qu’ en sera t-il ? La solidarité est l’affaire de toute la communauté Lorguaise, tout au long de l’année. Il existe déjà une association efficace et reconnue qui malheureusement ne dispose pas des moyens nécessaires aux besoins accrus d’une population de plus en plus fragilisée. Non la crise ne s’est pas arrêtée aux frontières de Lorgues, contrairement à ce qu’ a pu écrire notre mandataire dans son édito du Bulletin Municipal… Le secours catholique existe bel et bien, pourquoi ne pas lui donner plus de moyens, avec par exemple des locaux plus importants ?
Plutôt que de vouloir mettre en place une structure supplémentaire, même si cela vient du coeur, le thème de la solidarité ne doit pas devenir “l” Auberge Espagnole” des ambitions des uns et des autres. C’ est un sujet trop grave et bien trop important, auquel le politique doit apporter en matière d’ emploi, de logement, d’ aide d’ urgence, d’ accompagnement, de soutien, des réponses claires, rapides et impartiales et en toute confidentialité. La municipalité en place répond-elle à toutes ces exigences ?

Il semblerait cependant qu’ une association lorguaise ait relevé le défi d’ apporter un certain soutien à tous les oubliés de la Nomenklature. L’espace infoweb 83 met gratuitement à disposition de ces “exclus” ses postes informatiques, et leur propose de les accompagner dans leur quête d’un emploi. Le monde associatif non patronné a encore de beaux jours devant lui…